Philippe, 37 ans, je me définit comme éco-anarchiste « pragmatique », en recherche d’émancipation du système économique, d’autonomie et de résilience, je rêve de créer du commun à l’échelle de la « commune », très sensible à la philosophie pratique de la permaculture.
Ce message s’adresse à tous ceux d’entre vous qui n’ont pas de terrains et qui ont pour projet de vivre avec et par la nature, en la cultivant avec respect (…) d’une manière générale à tous ceux à qui ce message parlera.
Moi je dispose de terrains dans une petite commune rurale dans le Val d’Adour, à 5min de Vic en Bigorre, bourg commerçant au Nord de Tarbes. 1700 m2 constructible et raccordé au réseau eau et élec, avec des bâtiments (hangar et deux petites habitations, le tout rustique, cadastrés mais à rénover (du boulot). Un « bloc de terrains » avec 1.67 ha (surface cultivable) de plein champ attenant à 2.2 ha de bois taillis lui même bordé par la rivière Adour (une rivière « relativement » sauvage) ainsi qu’un bois taillis de 2.37 ha un peu en aval de la rivière. Le tout en zone Natura 2000 (sauf les champs pourtant encastré dans la zone), survivance du bocage local avec un énorme potentiel agricole et écologique (…).

Si je rêve d’alternatives au quotidien et que je suis ouvert aux propositions « borderline » au niveau légal (…) je souhaite garder une façade légale pour donner le change et permettre une bonne intégration dans la communauté locale (…).

J’ai pour projet personnel l’installation « agricole » progressivement (je suis du genre prudent et je pense bien appréhender ce que cela représente dans le système actuel de normes et taxes, à ne pas sous estimer), cela tout en continuant donc une activité d’indépendant « entretien d’espace vert et jardinage » qui me donne déjà le statut de cotisant MSA solidaire (des portes ouvertes), les 2 en synergie ont un gros potentiel à mon avis (valorisation des déchets verts d’un côté, ventes directe diverses de l’autre). Je parle de cela cash car tout projet nécessite de trouver les moyens de fonctionner, si je souhaite apprendre plein de savoirs faire et regrouper des gens aux compétences complémentaires, on peut pas toujours tout faire uniquement en low tech ou récup, donc à mes yeux faut jouer le jeu de l’économie durant la phase d’installation du projet.

Le lieu dispose d’un potentiel très large malgré la dimension réduite pour un projet agricole « classique », les forets ont de quoi permettre un atelier bois de chauffage de manière durable (trognes), le maraîchage bien entendus avec une terre d’alluvions et un droit d’eau sur un canal d’irrigation, volailles, haricots sec zone AOC, éco ou agro tourisme avec la présence de la rivière qui est potentiellement « attractive ». A l’origine ces terres était utilisé pour le bois de chauffage et la pâture du bétail, l’élevage (petite échelle) est donc aussi possible.

Je suis dans une démarche de vie globale qui comprend donc le développement d’ateliers économiques « agricoles » (je lance le bois de chauffage tout seul doucement pour créer la clientèle dès cette année, seul je pense aux haricots secs pour l’année prochaine …) tout en gardant une activité économique indépendante (sécurité c’est un choix) mais aussi une forte dimension de recherche d’autonomie, de résilience et d’émancipation progressif du système économique conventionnel.
Donc je développe déjà du mieux que je peux un jardin verger potager à vocation vivrière et les poules vont pas tarder à rejoindre le système en création.
Pour la rénovation des bâtiments je bloque sur le manque de capacité de travail et/ de capital, ainsi qu’un peu de savoir faire (…).
Je souhaite aussi m’investir à long terme dans la vie socio culturelle locale et je précise que je suis dans une démarche d’humilité et de recherche de bons voisinages vis à vis de la population rurale locale (qui a beaucoup à nous transmettre).
Je cherche à développer du commun,dans la solidarité et la fraternité, mais je souhaite garantir et préserver l’équilibre avec la vie privé de chacun. Tout est dans l’a mesure et la communication.

Pour que le tableau soit complet je suis sensible à la culture et à l’art et spécialement au spectacle vivant (je suis un peu jongleur ^^) ma compagne elle est « une artiste », et nous souhaitons porter des projets qui prendront en compte cette dimension.

Seul je n’ai pas vraiment le capital, le temps, les compétences et la force de travail de développer tout le potentiel de ce lieu et les dizaines de projets qu’il pourrait héberger. Ma compagne se consacrant pour le moment à d’autres objectifs (…) j’ai besoin de renfort mais rien ne presse, j’ai toute la vie et je suis plutôt du style à avancer doucement mais surement, tous ceux qui voudrait venir faire quelques jours de camping pour nous rencontrer sont les bienvenus.

Comme je sais qu’il existe plein de gens qui ont les mêmes aspirations de vie (…) mais qui n’ont pas la chance d’avoir l’opportunité de se poser pour construire une autonomie et une résilience vis à vis du système socio économique actuel je lance cette bouteille à la mer afin de rencontrer des partenaires.

J’ai pas d’idée fermé sur ce qui pourrait être développé en commun ou la forme que ça peut prendre, tout dépendra de l’alchimie sociale et des envies de chacun.

Si cette opportunité vous parle ou si vous souhaitez des précisions contactez moi.

A bientôt !