La Désobéissance Fertile

« Si quelqu’un rêve seul, ce n’est qu’un rêve.

Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité. »

 

SOMMAIRE:

1)Qu’est ce que la désobéissance fertile

2)La désobéissance fertile au service d’un nouvel anthropocène ?

3)Quelle est la nécessité ?

4)Pourquoi désobéir ?

5)La Désobéissance Fertile est-elle excluante ?

6)Quelles lois nous sont favorables en cas de poursuites ?

7)Sur quelles lois pouvons-nous nous baser pour nous installer ?

8)Pourquoi se distinguer de la désobéissance civile ?

9)Quelle taille pour ces sociétés ?

10)Pourquoi ne pas s’investir dans la politique municipale ?

11)Quelle forme pour les habitations ?

 

Qu’est ce que la désobéissance fertile ?

 

La désobéissance fertile a pour mission de faciliter l’installation de projets collectifs en pleine nature et de créer des sociétés s’intégrant dans les forêts.

L’objectif absolu étant de régénérer les écosystèmes vivants et de nous y intégrer, quoi qu’en dise les lois.

Pour cela, nous orientons notre action autour de quatre axes :

– La production de contenus destinées à démocratiser les savoirs
– Le rachat de forêts pour les préserver
– La mise en place d’une plateforme gratuite (www.desobeissancefertile.com) pour que les détenteurs de terrains puissent mettre à disposition les forêts pour les personnes ayant des projets d’installation
– Le développement de lieux de transmissions pour accueillir 5 à 10 participants chaque mois et apprendre à vivre au quotidien avec la forêt.

La désobéissance fertile au service d’un nouvel anthropocène ?

 

Jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons eu à répondre d’un tel défi : vivre en symbiose avec notre environnement pour assurer la survie de notre espèce.

L’enjeu est de taille sachant que jamais nous ne sommes parvenus à réaliser cela.

Même à l’époque du chasseur-cueilleur, nous ne sommes parvenus à cohabiter avec les espèces vivantes sans en détruire une partie conséquente (on estime à 50% la destruction des milieux après le passage des chasseurs cueilleurs).

Cela veut dire que même durant ces « âges d’or » où les humains vivaient de façon nomade (on sait que la sédentarité notamment d’un point de vue alimentaire, contribue grandement à la destruction des espèces et de leurs habitats), nous ne sommes parvenus, du moins en Occident, à co-habiter avec notre milieu.

 

Voilà un sacré défi auquel nous devons désormais répondre en créant un Naturocène.

Quelle est la nécessité ?

 

Si un mouvement comme celui-ci existe, c’est parce que le défi auquel nous devons répondre ne s’est encore jamais présenté dans l’Histoire de l’humanité à savoir : assurer la survie de notre espèce.

 

Selon un rapport[1]  publié en Novembre 2017 et co-signé par 15 000 scientifiques (15364 exactement) et intitulé « il sera bientôt trop tard », nous aurions perdu 75% des insectes en l’espace de 30 ans.

Quant aux espèces vertébrées, les chiffres sont tout aussi alarmant.

Ce n’est pas comme-ci nous nous réveillions soudainement pour découvrir ces informations : en 1972 déjà, le « rapport Meadows[2] » rédigé par le MIT pour le « Club de Rome » prévoyait un effondrement de notre civilisation pour 2030.

En 2009, la revue scientifique « Nature » publiait une étude[3] définissant neuf seuils critiques au-delà desquels la vie ne pourrait pas se maintenir sur la planète.

Quatre d’entre eux étaient déjà dépassés.

 

En 2012, une équipe de 18 chercheurs publie une nouvelle étude dans Nature et intitulée « Approaching a state shift in Earth’s biosphere[4] » (« à l’approche d’un changement d’état de la biosphère terrestre ») insiste sur l’irrémédiabilité d’un changement brutal des conditions de vie sur Terre ces prochaines années, à partir de la mesure de seuils de vie sur le point d’être dépassés.

En 2015, d’autres données publiées dans l’étude  « The trajectory of the Anthropocene : The Great Acceleration[5] » viennent illustrer ce triste constat en comparant l’épuisement des ressources sur Terre avec les tendances socio-économiques.

Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous, tous les indicateurs expriment une exacerbation constatée à partir des années 1950.

Tableau[6] inspiré de l’étude « The trajectory of the Anthropocene : The Great Acceleration » (2015) de Will Stephen et comparant l’épuisement des ressources face aux tendances socio-économiques

 

Les océans s’acidifient du fait de la pollution atmosphérique[7] et à la vitesse avec laquelle nous puisons dans les stocks de matière première, d’ici 2050, nous aurons tout épuisé[8] !

On stérilise nos sols en déversant des poisons qui ont pour vocation d’éradiquer toutes formes de vie.

On détruit des espaces naturels à un rythme effréné pour satisfaire des besoins en bois toujours plus démesurés.

Et on remplace ces dernières par des cultures de soja pour nourrir des animaux maltraités qui finiront en viande hachée.

 

Enfin, chaque jour, on fait nos besoins dans de l’eau potable (qu’on ne pourra jamais plus utiliser) quand bien même on sait que les réserves en eau douce tendent à manquer et que des milliards d’individus en sont privés… Voilà toute l’arrogance de notre civilisation.

Pourquoi désobéir ?

 

Toute cette destruction constatée est le fruit d’une étroite complicité entre des industries désireuses de profits et des institutions étatiques qui laissent prospérer et facilitent l’activité de ces entreprises.

Après tout, nous avons des lois pour réguler la société, pourquoi ne pas utiliser ce biais pour changer le cours des événements ?

Est-ce bien sérieux de croire en un système législatif détaché de son système économique ?

Le système capitaliste est basé sur l’accumulation de richesse. Le profit en est la finalité.

On peut souhaiter changer autant de lois que l’on veut, voire même de changer la constitution pour permettre aux citoyens de participer aux prises de décisions ; tant que l’idéologie profonde n’aura pas évoluée, rien ne changera réellement. Et l’idéologie veut que chaque année, on mesure la grandeur d’un pays à l’évolution de son PIB, autrement dit à la production et à l’utilisation toujours croissantes de ressources.

Nous n’avons pas le luxe d’attendre que nos dirigeants disposent soudainement d’une vision altruiste pour le reste de l’humanité.

Nous ne voulons simplement pas qu’une quelconque autorité prétendument éclairée décide du sort de l’humanité. C’est tout l’inverse que l’on souhaite.

La Désobéissance Fertile est-elle excluante ?

 

Une approche comme celle-ci peut sembler excluante pour celles et ceux qui ne se sentiraient pas capables d’adopter ces modes de vie là tout en étant conscient des enjeux.

Il faut comprendre qu’avant d’être vécue, la désobéissance fertile est une posture philosophique.

Aussi, chaque individu peut y adhérer en se rendant utile dans un projet comme celui-ci, quelle que soit la place qu’il occupe dans la société.

La DF peut se vivre uniquement grâce à un maillage infinie d’interconnexions et de complicités entre les individus dans lequel chacun à une partition à jouer.

Cette précision concernant l’inclusion de chacun.e est très importante dans la mesure ou les principes régissant le vivant prend en compte toutes les interconnexions entre les êtres, il en sera de même pour nous.

Qu’on soit dentiste, manutentionnaire, élu municipal ou paysan, nous avons toutes et tous la possibilité de nous impliquer pour que des sociétés vivantes puissent émerger et prospérer.

Pour cela, nous avons besoin de complicité, de désobéissance à tous les échelons.

Parce que là est tout l’enjeu : créer des modes de vie dans lesquels les êtres humains puissent cohabiter avec l’ensemble des êtres vivants[9].

Le manque de moyens de financiers ne constitue en rien un frein dans la mesure où nous n’avons pas besoin de ressources financière pour vivre selon les principes de la désobéissance fertile.

Seule une bonne connaissance de la Nature est requise pour vivre abondamment.

Enfin, il faut comprendre que nous luttons pour un système et aucunement contre des êtres vivants quels qu’ils soient.

Il n’est pas possible qu’un mouvement comme celui-ci  puisse connaître de sérieux ennemis dans la mesure où nous sommes tous concernés par ces enjeux et que le mode de vie induit dans la désobéissance fertile cherche à y répondre.

A nous simplement de communiquer de façon à faire comprendre les enjeux au plus grand nombre.

Quelles lois nous sont favorables en cas de poursuites ?

 

Nous allons bien évidemment désobéir pour lutter contre toutes ces aberrations et si une quelconque autorité tente de nous empêcher de vivre selon ces principes de désobéissance fertile, gardons en tête l’article 122-7 du code pénal qui, à la lumière des évènements actuels prend tout son sens :

N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.

À celui-ci nous ajouterons l’article 223-7 du code pénal concernant la mise en danger de la vie d’autrui :

Quiconque s’abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

 

Evidemment, en pointant ces articles de lois, le but n’est pas de s’engager dans des batailles judiciaires dans lesquelles on perdrait notre énergie, ce serait faire le jeu d’un système pour le quel nous n’avons plus d’espoir.

 

Sur quelles lois pouvons-nous nous baser pour nous installer ?

Nous allons nous attacher désormais à présenter les lois régissant l’installation.

L’énonciation de ces lois est faite dans le simple but de rassurer celles et ceux qui craignent de ne pas connaître leurs droits et pourront les faire valoir auprès des autorités gouvernantes.

Pour autant, nous n’accordons aucun crédit à ces lois et au risque de nous répéter ; toutes les démarches législatives ou judiciaires dans lesquelles vous vous lancerez sont autant d’énergies que ne mettrez pas dans la mise en place de ces nouveaux modes de vie.

Il est certes très dur de se défaire de ces croyances, surtout dans un pays comme la France où nous légiférons sur tout et n’importe quoi.

Il est pourtant nécessaire d’y parvenir pour ne pas se laisser enliser dans une dynamique subie.

 

Définissons nos priorités et avec elles nos règles du jeu.

 


En attendant, voici la législation en vigueur dont on peut bénéficier:

Le code de l’urbanisme, à travers l’article de loi L.151-13, suite à la loi ALUR, permet de donner un cadre légal aux constructions ne figurant pas dans les normes traditionnelles en matière d’urbanisme.

Ces dernières devant répondre à un certains nombre de critères qui feront l’objet d’une appréciation puis d’une dérogation de la part de la municipalité :

 

Voici le contenu de l’article de loi L.151-13

Le règlement peut, à titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou forestières des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées dans lesquels peuvent être autorisés :

1° Des constructions ;

2° Des aires d’accueil et des terrains familiaux locatifs destinés à l’habitat des gens du voyage au sens de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage ;

3° Des résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs.

Il précise les conditions de hauteur, d’implantation et de densité des constructions, permettant d’assurer leur insertion dans l’environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone.

Il fixe les conditions relatives aux raccordements aux réseaux publics, ainsi que les conditions relatives à l’hygiène et à la sécurité auxquelles les constructions, les résidences démontables ou les résidences mobiles doivent satisfaire.

Ces secteurs sont délimités après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l’article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime.

Leur caractère exceptionnel s’apprécie, entre autres critères, en fonction des caractéristiques du territoire, du type d’urbanisation du secteur, de la distance entre les constructions ou de la desserte par les réseaux ou par les équipements collectifs.

 


Pourquoi se distinguer de la désobéissance civile ?

 

Les outils mis à notre disposition – tels que les pétitions ou les manifestations – pour signifier notre mécontentement ou notre désapprobation sont des outils adaptés à un système.

Or c’est de tout un système dont nous travaillons à nous défaire.

Le boycott, arme ultime pour lutter contre une surconsommation destructrice d’espèces vivantes, ne constitue qu’une étape qui tend à amener vers une autre forme de consommation.

« Chaque achat est un bulletin de vote », la maxime employée pour expliquer le sens de nos achats prend tout son sens : nous ne voulons plus voter mais bien créer !

La désobéissance civile quant à elle, a pour vocation de s’opposer – généralement de façon non violente – à une décision gouvernementale en vue de signifier ouvertement sa désapprobation.

Ce geste réalisé collectivement vise à corriger une injustice constatée et par conséquent d’améliorer – par de multiples moyens – un système en place.

Dans la désobéissance fertile, l’objectif est tout autre puisqu’il s’agit de créer de nouvelles sociétés résilientes en faisant abstraction des lois qui en empêcheraient leurs créations.

Partant de là, nous plaçons notre énergie à corriger les injustices par nous-mêmes.

La civilité fait bien appel à notre conscience en nous incitant à agir de façon civilisée. La fertilité quant à elle fait appel à notre capacité à régénérer la Vie sous toutes ses formes.

Ainsi, nous troquons volontiers notre civilité pour assurer une fertilité à nos actes de désobéissance.

Pour autant, nous soutenons fermement toutes les actions de désobéissance civile et nous pensons intimement que tous les moyens sont complémentaires pour changer profondément nos sociétés !

 


Quelle taille pour ces sociétés ?

 

S’inclure dans des écosystèmes existants sans en bouleverser les équilibres, voilà l’enjeu principal auquel doit répondre chaque groupe qui se constitue.

Pour y répondre, nous prenons autant en compte les besoins primaires (se loger, se nourrir, se vêtir) que les besoins d’accomplissement (trouver sa place au sein d’une aventure collective qui transcende les individualités).

Une étude réalisée en 1993 par l’anthropologue britannique Robin Dunbar[10] estime qu’un être humain peut avoir des relations sociales durables (autrement dit des liens d’amitié) avec 148 personnes au maximum, en prenant comme référence les groupes supposés de chasseurs-cueilleurs et la taille moyenne des villages au XIe siècle en Angleterre[11] .

En prenant cette étude comme point de départ, si 148 personnes parvenaient à vivre ensemble, ce serait prodigieux.

Mais il semblerait que le modèle le plus approprié pour démarrer une aventure collective soit plus réduit.

Il se calquerait sur le modèle des tribus au sein desquelles cohabiteraient jusqu’à 30 individus avec des liens intergénérationnels.

 

Ces tribus fondées évidemment sur la quête d’autonomie et de vivre ensemble seront idéalement liées les unes aux autres par des sentiers comestibles permettant à tout à chacun de circuler librement entre ces territoires fertiles.

 

De ces tribus il faut également considérer qu’elles sont ouvertes sur le monde pour inclure de nouveaux habitants et inspirer de nouvelles initiatives.

Elles trouveront leurs raisons d’êtres notamment dans l’expression de la solidarité avec des migrants (parce que les dérèglements climatiques dont nous allons faire face vont entrainer de profondes vagues de migrations) et des personnes en difficultés affectives appartenant à l’ancien monde.

 

Ces tribus manifestent aussi leur ouverture en densifiant les liens au sein des territoires ruraux, à travers la création d’activités culturelles proposées aux habitants des bourgs.

 

La mise en place de ces activités est très importante pour se faire accepter par la population : le fait de venir voir le lieu, connaître ses habitants, fera taire toutes les rumeurs et lèvera les peurs suscitées par nos modes de vie (la peur n’étant que la conséquence de l’ignorance).

Pourquoi ne pas s’investir dans la politique municipale ?

 

Pour autant, ces activités culturelles ne doivent aucunement être effectuées en vue de s’inscrire dans un jeu électoral quel qu’il soit.

 

Il est clair que la souveraineté et la légitimité des tribus se revendiquant de la désobéissance fertile ne trouvera jamais son origine dans une quelconque forme de scrutin municipal au sein desquels les élus sont soumis aux règles de l’état.

 

S’inscrire dans les élections consisterait à réduire notre champ d’action jusqu’à le rendre insignifiant (il suffit pour cela de constater les réformes territoriales menées ces trente dernières années pour comprendre comment les municipalités ont été dépossédés de la quasi totalité de leurs droits au détriment des intercommunalités, des départements et des régions).

 

Dans cette logique là, nous invitons les habitants de toutes les contrées à s’orienter vers une logique dite de « municipalisme » – le municipalisme signifiant que la meilleure échelle décisionnelle possible est la plus localement ciblée puisqu’elle permet une implication directe des habitants dans les prises de décisions et permet à chaque territoire de se gouverner collectivement selon ses spécificités culturelles, sociales et environnementales.

 

Contrairement à ce qu’en pensent les défenseurs d’une « élite éclairée », toutes les expériences d’intelligences collectives conduites à ce jour ont montré que les participants, aussi différents soient-ils au départ de l’expérience, tendent toujours à privilégier l’intérêt général dans une situation donnée puisque c’est de la préservation de cet intérpet général qu’ils pourront individuellement profiter.

Quelle forme pour les habitations ?

 

Composées de nids fabriqués avec les ressources présentes sur place, ces maisons intégralement végétales constituent de savants mélanges de poésie et de savoirs faires accessibles à tous.

 

Pour toutes celles et ceux bénéficiant des connaissances relatives à leurs constructions, ce savoir constitue une sécurité sans égal puisqu’il permet de construire autant de nid qu’on le souhaite, sans craindre la menace d’une quelconque destruction de ces dernières.

 

En terme de matériaux, tout ce dont on a besoin est présent en abondance sur les terrains sans que nous ayons à dépendre d’une aide extérieure.

 

Une partie du bois coupé pour réaliser la charpente est replanté en abondance, l’herbe fauchée offre un foin servant d’isolant thermique.

Quant à la terre, mélangée à de l’eau, elle permettra d’enduire toutes les surfaces pour garantir cette isolation à long terme.

 

Seules les fenêtres nécessiteraient un apport extérieur mais les déchèteries et autres poubelles industrielles se chargent de nous approvisionner généreusement.

 

Pour chauffer les nids,  nous utilisons des poêles conçus à partir de cylindres de gaz sciés et enduits de terre pour conserver la chaleur produite à l’intérieur.

 

Les toits végétalisés permettent à la fois de contribuer à l’isolation mais aussi à intégrer ces nids dans un paysage où ils brilleront par leurs discrétions.

 

Ces nids, une fois leur durée de vie passée, se décomposeront dans leur habitat naturel, serviront de refuges à d’autres espèces et nourriront tous les micro organismes présents dans le sol.

 

Ainsi, comme des oiseaux nous migrerons vers d’autres contrées pour renouveler ces constructions forts de nouvelles connaissances grâce à l’écoute et l’observation de nos environnements.

 

Toute la force, une fois encore de ces modes de vie est de nous détacher d’une sédentarité qui nuirait à notre épanouissement.

 

Sans attachement pour ces constructions poétiques, nous retrouvons notre liberté et nous nous rendons insensible à toute menace administrative, bien que nous nous préparerons à défendre nos territoires.

[1] https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/le-cri-d-alarme-de-quinze-mille-scientifiques-sur-l-etat-de-la-planete_5214185_3244.html

[2] https://www.clubofrome.org/report/the-limits-to-growth/

[3] https://www.nature.com/articles/461472a

[4] https://www.nature.com/articles/nature11018

[5] https://openresearch-repository.anu.edu.au/bitstream/1885/66463/8/01_Steffen_GREAT%20ACCELERATION_2015.pdf

[6] https://www.slideshare.net/IGBPSecretariat

[7] https://www.slideshare.net/IGBPSecretariat/ocean-acidification-summary-for-policymakers-2013

[8] http://adrastia.org/disponibilite-matieres-premieres/

[9] J’entend déjà certains polémistes affirmer quà partir du moment où l’humain s’installe sur un territoire, il modifie son environnement. À ceux là nous répondons que c’est effectivement le cas, sauf que pour la première fois dans nos sociétés occidentales, nous nous attacherons à améliorer les conditions de vie des espèces plutôt qu’à les détruire !

[10] https://www.theguardian.com/technology/2010/mar/14/my-bright-idea-robin-dunbar

[11] https://www.maxisciences.com/humain/combien-d-amis-peut-on-avoir-au-maximum_art37595.html